Alain, ce mari, père et grand-père, neveu, cousin, ami …
Alain, cet homme au grand cœur que nous ne pouvions qu’aimer.
Notre rencontre a eu lieu il y a bien longtemps mais c’était aussi hier. De notre enfance, je me rappelle nos débuts difficiles où tu venais perturber nos jeux partagés avec ton petit frère, Jacques…
Puis Jacques est parti, et notre complicité d’enfants est née peu à peu. L’adolescence nous a cueilli et nous avons partagé en famille ou avec nos amis de beaux moments jusqu’à ce jour où nous fêtions nos 19 ans avec Sylvie. Ce jour-là, Catherine est tombée en pamoison devant toi, Alain. Que de luttes avec Sylvie pour arriver à cette soirée où votre couple fut scellé dans le marbre… De cette belle union, nous avons partagé avec vous vos joies, bonheurs et tristesse. Votre porte a toujours été ouverte, au sens propre comme au figuré, pour nous accueillir le temps de quelques jours de vacances. Nous nous sommes ainsi retrouvés avec les copines d’enfance, les deux Sylvie… chez vous à rire, nous raconter des souvenirs, à regarder les photos de vos voyages.
Alain, que dire aujourd’hui de cet Homme avec qui nous voulions encore partager de notre temps. Si je devais te définir en 3 mots, je dirais :
Résilience : dès ton plus jeune âge, tu as été confronté à la dure réalité de la vie, mais tu t’es relevé. Puis après avoir construit une belle famille avec Catherine, tu as à nouveau connu une rupture profonde qui ne pouvait que laisser une cicatrice, mais tu t’es relevé.
Générosité : comme je le disais, votre porte a toujours été ouverte, sans jamais rien attendre en retour, que de partager de beaux instants, de belles rigolades. Chez vous, tout était bienveillance, amour et bonheur.
Humour : et tout cela, avec ton éternel sourire sur tes lèvres. Sourire heureux, sourire espiègle, sourire un brin moqueur, sourire à pleine dent, riant de tes propres blagues.
Comment finir ce message aujourd’hui, pour que nous soyons positifs et optimistes malgré ton départ. Et bien je vais conclure par ce petit texte modifié de David Harkins, « l’absent » qui reflète à mon sens, ce que nous nous souhaitons tous aujourd’hui et que tu pourrais nous souffler dans l’oreille :
Vous pouvez verser des larmes parce que je suis parti, ou
Vous pouvez sourire parce que j’ai vécu.
Vous pouvez fermer les yeux et prier que je revienne, ou
Vous pouvez ouvrir les yeux et voir ce que je vous laisse.
Votre Cœur peut être vide parce que vous ne pouvez me voir, ou
Il peut être plein de l’amour que nous avons partagé.
Vous pouvez tourner le dos à demain et vivre hier, ou
Vous pouvez être heureux demain parce qu’il y a eu hier.
Vous pouvez vous souvenir de moi et ne penser qu’à mon départ, ou
Vous pouvez chérir ce souvenir et le laisser vivre.
Vous pouvez pleurer et vous fermer, ignorer et tourner le dos, ou
Vous pouvez faire ce que j’aurais voulu :
Sourire, ouvrir les yeux, aimer et continuer.
Au revoir Alain